15ᵉ BIENNALE DE L’ART DE DAKAR
« The Wake ou L’Éveil » exhumé par les artistes
La 15ᵉ édition de la Biennale de l’Art Africain Contemporain de Dakar a consacré la reconnaissance accrue de l’artisanat traditionnel qu’elle a intégré dans son circuit d’expositions qui avait comme thème « The Wake ou L’Éveil ».
La 15ᵉ édition de la Biennale de l’Art Africain Contemporain de Dakar, s’est tenue du 7 novembre au 7 décembre 2024. Initialement prévue en mai, elle a été reportée en raison de tensions politiques au Sénégal. Le thème de cette édition était « The Wake – L’Éveil », explorant des sujets tels que l’exhumation, le deuil et le déracinement. L’événement a accueilli 58 artistes provenant de 33 pays, mettant en lumière la diversité et la richesse de l’art contemporain africain.
Les principaux lieux d’exposition comprenaient l’Ancien Palais de Justice, le Musée des Civilisations Noires, la Maison de la Culture Douta Seck et la Galerie Nationale d’Art.
Pour la première fois, des artisans sénégalais du marché artisanal de Soumbedioune ont été intégrés à la Biennale, reflétant une reconnaissance accrue de l’artisanat traditionnel dans le cadre de cet événement prestigieux. La Biennale a également servi de plateforme essentielle pour les artistes africains ayant un accès limité aux circuits internationaux, leur offrant une visibilité accrue et des opportunités de réseautage avec des collectionneurs et des professionnels de l’art.
La direction artistique de cette édition a été assurée par Salimata Diop, première femme à occuper ce poste, qui a mis l’accent sur l’accessibilité de l’art, notamment auprès des jeunes générations.
Toutefois il y a eu quelque manquement souligne Daouda Dia promoteur culturel. « A la fin de la biennale, il y avait une affluence et les gens qui ont fait le déplacement n’ont pas été bien préparés. Nous pensons qu’il fallait une préparation en amont et ce travail ce sont les responsables notamment le secrétaire général de la biennale et au comité d’orientation qui devaient le faire, préparer les visiteurs qui ne connaissent pas trop l’art de la biennale sur comment se comporter ». Avant de préciser que « De manière générale toutes les activités qui étaient prévues ont été réalisées ». Selon lui, Il urge de mettre en place les mécanismes tels que des fonds importants dédiés à l’art. En donnant, comme exemple cette activité de la biennale, qui mobilise des centaines de personnes avec une très forte l’affluence. « Nous avons de grands artistes, talentueux que ça soit dans le domaine de l’art plastique, que ça soit dans la peinture. Maintenant, il faut de l’organisation dans chaque secteur ».
Du point de vue commercial, L’objectif était de créer une vitrine pour les artistes afin qu’ils puissent attirer le maximum de clients mais aussi de s’ouvrir vers la marche extérieure. Cependant d’autres défis sont à relevés. IL s’agit de voyager pour échanger avec d’autres artistes au plan international, faire des recherches dans son domaine c’est primordial.
En plus les artistes doivent présenter de belles œuvres, des œuvres de qualité pour espérer vendre à des prix élevés. Dans le cadre de la Biennale de l’Art Africain Contemporain de Dakar 2024, les Manufactures Sénégalaises des Arts Décoratifs (MSAD) de Thiès ont accueilli une Du point de vue commercial, L’objectif était de créer une vitrine pour les artistes afin qu’ils puissent attirer le maximum de clients mais aussi de s’ouvrir vers la marche extérieure. Cependant d’autres défis sont à relevés.
IL s’agit de voyager pour échanger avec d’autres artistes au plan international, faire des recherches dans son domaine c’est primordial. En plus les artistes doivent présenter de belles œuvres, des œuvres de qualité pour espérer vendre à des prix élevés. Dans le cadre de la Biennale de l’Art Africain Contemporain de Dakar 2024, les Manufactures Sénégalaises des Arts Décoratifs (MSAD) de Thiès ont accueilli une exposition « off » intitulée « Thiès rend hommage aux pionnières de la manufacture ».
Cette exposition, a réuni une trentaine d’artistes plasticiens. L’événement a mis en lumière le travail et l’héritage des premières femmes ayant contribué au développement de la manufacture, soulignant leur rôle essentiel dans la promotion de l’artisanat et des arts décoratifs au Sénégal. Les visiteurs ont eu l’occasion d’admirer une variété d’œuvres, reflétant la richesse et la diversité de la création artistique contemporaine sénégalaise.
La Biennale de Dakar continue de jouer un rôle crucial dans la promotion de l’art contemporain africain, en offrant une plateforme aux artistes du continent et de la diaspora pour présenter leurs œuvres et engager des dialogues sur des questions sociétales pertinentes.




