DGPU : La locomotive de la Smart city
Lors d’un dîner de gala avec ses partenaires dans un hôtel de la place, la Délégation Générale à la Promotion des Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose est revenue, pour ses partenaires, sur le sens de sa création, mais surtout ses objectifs.
Au début, il s’agissait pour l’Etat du Sénégal de créer les conditions de création d’une nouvelle ville. Une petite sœur à Dakar, loin de Dakar, mais présentant toutes ses caractéristiques. Une métropole dynamique ouverte sur le monde et ne présentant pas les défauts de naissance des villes africaines. Diamniadio était ce rêve et la Délégation Générale à la Promotion des Pôles Urbains de Diamniadio et du Lac Rose est celle à qui on a demandé de vendre, non : de réaliser ce rêve. Développer sur 1644 ha un ensemble d’équipements articulés autour de fonctionnalités et des territorialités : l’industrie et la logistique, l’enseignement supérieur, l’économie de la connaissance, l’événementiel, les services, le commerce. Une grande opération qui doit apporter les réponses aux problèmes l’urbanisation de Dakar.
Durant le dîner de Gala le délégué général Bara Diouf a insisté sur le fait que, la DGPU s’attèle à trouver des solutions au déficit en logement du Sénégal, à la faible disponibilité en foncier industriel, au développement des infrastructures de recherche et de formation et à la promotion d’une économie forte pour atteindre l’Émergence. À l’en croire, Diamniadio la ville dense et compacte sera la vitrine d’un Sénégal moderne et tourné vers l’avenir. Le Lac rose en revanche, sera cette ville douce, sœur jumelle et nouvelle destination touristique du Grand Dakar. À travers ses deux pôles, l’Etat du Sénégal ouvre la voie à une nouvelle approche de l’aménagement avec le développement de grands projets urbains sur un modèle de partenariats public-privé innovant.
« 2025 sera la première année d’exécution du plan stratégique. On veut labelliser Diamniadio pour en faire une ville verte. En faire une ville connectée. Diamniadio Smart City avec une fibre de qualité pour en faire un pôle fort de croissance qui mise sur la transformation de produits agricoles », a lancé le Délégué général aux partenaires.
Le chantier est donc immense et les opportunités d’affaires nombreuses. Il invite le secteur privé national à saisir la balle au rebond et à montrer de quoi elle est capable. « C’est le moment d’investir à Diamniadio et c’est, au privé national de le faire. S’il ne le fait pas, c’est le privé étranger qui va le faire et il nous proposera un modèle de développement différent de nos valeurs », a-t-il souligné.
Dans son intervention, Bara Diouf, n’a pas oublié l’impact du pôle sur toutes les localités environnantes. Les communes du département bénéficient déjà de l’attractivité résidentielle que la ville. Diass, Sindia, Nguékhoh sur l’axe Mbour et les localités comme Sébikotane, Keur Moussa et Pout sur l’axe Thiès, connaissent un boum immobilier dû au Pôle. L’emploi et la qualification doivent suivre pour les femmes et les jeunes de ses localités. Au son niveau, la DGPU va chercher les moyens pour faire travailler le maximum de jeunes de Diamniadio dans le pôle urbain, car les entreprises expriment une demande. Cependant, il faudra que l’offre soit en adéquation avec cette demande.
Dans son diagnostic de départ qui a permis d’endiguer tous les risques d’une inondation majeure du pôle Bara Diouf, n’a pas omis le cadre naturel de Diamniadio et du Lac rose. La sauvegarde du lac est un élément essentiel pour le projet. Ses services vont rectifier les décalages du plan initial pour proposer une ville verte, une ville du futur au bord du lac en attendant les autres pôles.






