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BAKARY SEGA NATHILY – DIRECTEUR GENERAL APIX

L’APIX SE DISTINGUE PAR SON RÔLE DE GUICHET UNIQUE INTÉGRÉ

La niche du Mobile Money taxée. 

C’est la rupture dans tous les domaines depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Des nouvelles démarches, de nouvelles taxes, un nouveau paradigme de financement endogène basé sur plusieurs niches, dont la première, le Mobile money. Le gouvernement va taxer ce type de transactions pour financer souverainement certains de ses programmes malgré quelques réticences soulevées.

Les députés sénégalais ont approuvé, le 18 septembre 2025, l’instauration de taxes sur certaines transactions financières via le mobile money. Ces taxes font partie de plusieurs autres introduites via une réforme du Code des impôts en vue, selon les autorités, de financer le redressement de l’économie, qui ambitionne de mobiliser 90 % de ressources domestiques contre un héritage économique jugé « catastrophique, témoignant des défis budgétaires auxquels fait face, l’économie sénégalaise. C’est aussi une question d’équité et de justice fiscale, chez les autorités du pays ».

En pleine expansion au Sénégal, le Mobile Money est devenu un outil incontournable pour des millions de citoyens. L’instauration d’une taxe sur ces transactions marque un tournant, si elle promet de nouvelles recettes fiscales pour l’État, elle suscite aussi de vives interrogations sur son effet réel sur l’inclusion financière et l’économie informelle.

Cette taxe s’applique aux opérations de transfert réalisées par tout moyen ou support technique laissant trace, notamment par voie électronique, téléphonie mobile, télégraphique ou par voie de télex ou télécopie, y compris le transfert postal.

La taxe est également applicable lorsqu’un paiement est effectué par usage d’un code marchand. Le montant reçu par le titulaire du code marchand fait l’objet d’un prélèvement de 0, 5 % par l’opérateur de transfert d’argent.

Cependant, les opérateurs de dépôt d’espèces, pour conversion en monnaie électronique auprès des opérateurs de transfert d’argent, sont exonérés de ce prélèvement, comme tous les retraits d’espèces au niveau des guichets de transfert lorsque le montant retiré, en une journée, ne dépasse pas, 20 000 FCFA. Au-delà de ce montant, il est fait application sur le retrait du prélèvement au taux de 0, 5%, plafonné à 2000 FCFA. »

Avant le vote de ce nouveau dispositif fiscal, le Cadre permanent de concertation des prestataires des services de transfert d’argent avait exprimé ses « vives préoccupations » et ont invité les autorités à « réexaminer « la mesure. Dans un communiqué publié le 17 septembre 2025, ces acteurs du mobile money estiment que la nouvelle taxation risque de « perturber gravement » un secteur « fragile » et grâce auquel le Sénégal fait figure de modèle d’inclusion financière. Entendus. L’Organisation des professionnels des Tic (Optic), le patronat du secteur du numérique, a averti, de son côté, sur le risque que les nouvelles taxes ne soient « répercutées » sur les tarifs et supportées par les usagers. Pour ces chefs d’entreprises du numérique, la taxation « directe » sur la marge des opérateurs de mobile money pourraient réduire « drastiquement » les commissions des distributeurs voire entrainer des suppressions d’emplois.

Alors que le Premier ministre avait estimé que les deux catégories de taxes combinées devraient rapporter 220 milliards de FCFA sur les trois ans, l’organisation patronale souligne que cette mesure pourrait, au contraire, faire baisser les recettes budgétaires issues du secteur.

Les mêmes inquiétudes sont exprimées par de nombreux spécialistes des technologies qui évoquent le spectre d’un « retour au cash », dommageable à tout l’écosystème des transferts d’argent.

L’expérience d’autres pays africains montre qu’elle pourrait provoquer une baisse des volumes de 30 à 50 %, selon El Hadji Malick Guèye, président de l’Association sénégalaise des établissements de paiement et des émetteurs de monnaie électronique (Asepame).

Face à ses inquiétudes également relayées par certains députés, le ministre des Finances, Cheikh Diba, a estimé que la taxation n’est pas « aussi dramatique » que certains veulent le faire croire. Il a assuré que le gouvernement a « anticipé » sur les risques en décidant d’un taux de 0,5 % après analyse des mauvaises expériences dans des pays africains qui avaient appliqué une taxation bien plus élevée. Selon lui, les exonérations prévues sont de nature à « préserver » l’inclusion financière en empêchant un retour vers le cash.

L’exemple du Ghana a souvent été évoqué pour dissuader le gouvernement et les députés à franchir le pas. Dans ce dernier pays, les autorités sont revenues sur une décision de taxer à 2 % ce type de transaction financière en mars 2025. En Tanzanie, une taxe similaire introduite en 2021 a été par la suite revue à la baisse.

Ces nombreuses alertes n’ont finalement pas fait reculer le gouvernement et sa majorité parlementaire. La réforme a été approuvée avec 123 votes favorables contre huit votes défavorables à l’issue des débats.

Actuellement, plus de 90% des Sénégalais de plus de 15 ans utilisent les portefeuilles électroniques, devenus un outil incontournable dans un pays où le taux de bancarisation reste faible (26%). Pour cette année 2025, «15 300 milliards FCFA de transactions sont déjà enregistrés, reflétant non seulement la croissance d’un secteur financier, mais aussi un changement profond dans la relation des Sénégalais avec l’argent ». Pour les experts, « chaque transaction d’argent mobile devient un acte bancaire informel, révélant une utilisation civique de la finance qui échappe aux canaux traditionnels. Cette adoption massive transforme la vie économique et sociale quotidienne, établissant de nouvelles pratiques en matière de paiements, d’épargne et de circulation des fonds. »

L’administration Diomaye-Sonko rompt ainsi avec les précédents programmes « largement financés par des partenaires extérieurs » pour privilégier une approche autocentrée. La restauration de la RUTEL s’ajoute aux autres sources de financement identifiées : renégociation de contrats stratégiques, réduction du train de vie de l’État, mobilisation de l’épargne nationale, valorisation du foncier, et instauration d’une fiscalité verte et bleue.

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