Build Africa Expo : L’Ombre des JOJ omniprésente

Ibrahima Wade

Coordonateur des jeux olympiques de la jeunesse

16 Avril 2025 - Centre des expositions Diamniadio - Dakar

En 2026, le Sénégal sera une destination de choix pour le monde du sport. « The place to be » pour l’avenir du sport mondial. Les JOJ seront le déclencheur d’une ruée vers ce pays vitrine de la démocratie africaine et aspirant à l’émergence grâce à une politique d’infrastructures de qualité.

Les JOJ en seront à leur quatrième édition, la première en Afrique. Ils sont prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026 à Dakar.

25 sports de compétitions et autant de sports d’engagement sont au programme, avec 6000 volontaires, 206 délégations, pour trois villes (Dakar, Saly et Diamniadio).

Il y aura un total d’un million de spectateurs, 26 000 personnes dont 16 000 venant de l’étranger, 1778 représentants des médias, 3706 prestataires privés.

De gros chiffres qui témoignent de l’envergure de l’événement en a croire a Ibrahima Wade coordonnateur des jeux olympiques de la jeunesse qui a pris part au salon. 

« Nous sommes très bien dans les temps, à tous égards et Diamniadio sera l’épicentre » informe-t-il.

Il a insisté sur l’aspect des infrastructures élément fondamental de cet évènement. Il précise que le projet de Dakar concerne très peu d’infrastructures en construction ou en réhabilitation. 

Les sports d’eau et de plage se dérouleront à Saly Portudal sur la petite côte avec des installations temporaires.

Au niveau de Diamniadio, qui est l’épine dorsale du dispositif, les infrastructures sportives sont déjà sur place avec le stade Abdoulaye Wade.

Le point nodal est l’université d’Amadou Mahtar Mbow qui devrait abriter le village olympique.

Cette université est aujourd’hui prête, ouverte, occupée par les étudiants.

Des infrastructures seront également réhabilitées. 

Il s’agit du stade Iba Mar Diop et la piscine olympique. Pour lui le seul défi de ces activités est lié à l’hébergement car Dakar est assez faible sur l’offre et la qualité des services, pour accueillir la famille olympique.

« Pour relever cela, il faudra forcement passer par le développement   des infrastructures ».

Parce que, les jeux olympiques de la jeunesse accompagnent la politique infrastructurelle du pays.

Ils vont permettre au Sénégal d’avoir des infrastructures de qualité répondant aux normes mais aussi de pouvoir songer à l’avenir organiser d’autres compétitions internationales comme la Coupe d’Afrique des Nations CAN de football ou les Jeux africains.

Toujours à Diamniadio, l’autoroute à péage dessert le site, le Train Express Régional TER relie le centre-ville de Dakar à la nouvelle ville.

Il ne faudrait pas oublier le BRT qui est interconnecté au TER via sa gare de Petersen qui est à moins de 5 minutes de marche de la gare du TER. 

Il ajoute que ces JOJ, du point de vue du financement, ne reposeront pas essentiellement sur la billetterie « Dans le cadre du programme de bouclage financier, nous n’avons pas du tout intégré la billetterie comme poste de ressources. Par contre, nous avons décidé de garder un système de billetterie, mais gratuite. C’est pour des raisons évidentes de sécurité ».

L’aspect le plus important de ces Jeux olympiques de la jeunesse est pour Ibrahima Wade, l’héritage et la capacité d’accélération de l’éducation sportive des jeunes. Et pour cela il est prévu un département appelé Engagement et Mobilisation de la Jeunesse. L’autre aspect, c’est le « Kids olympic skills », c’est-à-dire, généraliser la pratique du sport dans la perspective des JOJ et il s’agit de porter la découverte de certains nouveaux sports qui sont au programme des JOJ mais qui ne sont pas pratiqués au Sénégal, vers les écoles, vers les quartiers. Il y’a aussi le Brevet olympique civique et sportif combiné avec ce qu’on appelle l’initiation au civisme qui va contribuer à disséminer dans les 11 000 établissements scolaires du pays, une cible de 900 000 élèves.

Il a terminé son propos en remerciant les directeurs généraux à qui il a partagé le panel sur le thème « bâtir le futur des nouvelles villes » de par leur contribution sur le plan infrastructurel des JOJ notamment l’aéroport international Blaise Diagne « l’unique porte d’entrée et de sortie de ces jeux ».

Abdoulaye Kanouté, responsable de la communication des JOJ Dakar 2026, a lors de son intervention dévoilé les stratégies de communication visant à sensibiliser le public de Dakar. À cet effet, il a indiqué, qu’il est prévu d’utiliser des points stratégiques de la capitale, notamment la gare de Dakar, le Monument de la Renaissance Africaine, l’entrée du campus social de l’UAM, la Porte du Millénaire, ainsi que les villes hôtes. Des panneaux lumineux à l’effigie des JOJ y seront installés. Il précise que l’évènement va apporter un coût de fouet au secteur de la mobilité. Et enfin en termes de mobilisation, « Il y a un département spécifique qui s’en occupe et beaucoup d’activités ont été menées dans ce sens. Il y a le Brevet physique, olympique et sportif qui permet d’inviter 14 000 jeunes, mais aussi le programme « pratiquer le sport de mon choix dans ma localité ». Ce sont des actions de terrain qui sont menés pour préparer la partie mobilisation. Le point d’orgue, c’est le Festival Dakar en Jeux. A chaque année, on touche 20 000 à 25 000 personnes. »

Les jeux olympiques de la jeunesse ne sont pas seulement les jeux du Sénégal mais pour toute l’Afrique. Un test grandeur nature pour le continent qui n’a jamais organisé les jeux olympiques. La Coupe du Monde football Sud-Africaine est la seule grande compétition mondiale que l’Afrique a organisée et cela a été une très grande réussite. Le Sénégal n’a pas droit à l’erreur. L’Afrique, à travers les JOJ fera comprendre que ses fils sont capables à l’image des autres continents. L’expertise elle est là. Le Savoir-faire Sénégalais est sollicité et il va répondre présent. Pour Ibrahima Wade, c’est aux Sénégalais de le comprendre et le partager avec nos frères africains. Dans cette dynamique, il n’y a pas de complexes à faire à aller chercher l’expertise africaine où qu’elle se trouve pour au moins les associer dans ces jeux de Dakar 2026.  « Ce sont les jeux de africains, pas les jeux des Sénégalais où des organisateurs mais les jeux des africains. Le CNOSS, la mairie, le ministère, la fédération ou au président du comité d’organisation sont tous des parties prenantes. Je veux que les gens le voient ainsi », a-t-il soutenu durant sa prise de parole. 

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