Build Africa Expo : Plus de soutiens pour plus de compétences autonomes 

Build Africa Expo a aussi offert pendant deux jours une immersion au cœur de l’architecture et de la formation professionnelle. Les acteurs du secteur du BTP ont mis l’accent sur la pratique de construction durable, les matériaux écologiques, et les technologies visant à réduire l’empreinte carbone des projets de construction. Pour la formation professionnelle, l’expertise des jeunes a été mise en avant.

Mbacke Niang , architecte représentant du président de l’Ordre National des architectes du Sénégal présent lors du panel intitulé  » logement et cadre de vie  » a tenu à sensibilise sur le respect des normes de construction. Il s’agit pour lui de prendre en compte le confort et d’insister sur le paysage de l’habitat. Il souligne que c’est la population qui doit valider les types de logements.

L’enseignant chercheur invite les professionnels de tout bord à s’organiser dans une synergie parallèle pour faire la preuve de la faisabilité mais aussi lancer la dynamique d’industrialisation. D’ailleurs, Mbacke Niang pense que le programme de l’Etat du Sénégal sur les cinq milles logements requiert de cette dynamique. Aussi, compte tenu des effets du changement climatique que vit chaque localité de par sa position géographique, il prône pour une étude préalable des notions climatiques. Enfin, l’architecte invite ses pairs à donner les modes d’emploi des bâtiments qu’ils livrent aux sénégalais et de recourir aux exigences des méthodes du passé c’est à dire l’obligation d’un choix de briques de qualité.

Lors de ce salon, le centre de formation des métiers du Bâtiment et des Travaux Publics de Diamniadio a aussi présenté les différentes filières de formation qu’offrent sa structure aux visiteurs. Plusieurs curieux, surtout des apprenants ont trouvé intérêt à visiter leur stand.

Oumar Coly le chargé de la formation et à l’insertion précise que c’est un centre mis en place par l’Etat du Sénégal dédié au secteur du bâtiment et des travaux publics. Il forme sur tous les corps de métiers allant de la maçonnerie, jusqu’aux gros-œuvres. A partir du BFEM, on peut intégrer ce centre via un concours dont l’Etat prendra en charge à hauteur de 90% pour les admissibles soit 15000 FCFA de frais de scolarité mensuel pendant deux ans.

Différents secteurs y sont développés à savoir la maçonnerie, la plomberie, l’électricité du bâtiment ou encore la voirie et réseaux divers. Un titre professionnel de chef d’équipe est délivré dès la première année et un autre titre de chef de chantier pour la deuxième année.  » On utilise une approche par compétence » précise monsieur Coly d’où l’importance de la pratique qui représente près de 99% de l’apprentissage.

Donnant son avis sur l’organisation du salon, il pense que c’est des évènements à démultiplier et à pérenniser « pour permettre aux jeunes d’avoir de l’information sur les opportunités de formation ou d’insertion ». Oumar Coly termine son propos en invitant les entreprises à s’ouvrir aux jeunes afin de leur permettre d’accéder au marché de l’emploi.

Mame Diarra Niass étudiante en génie civil trouve que ce salon est une innovation et que cela lui a permis d’avoir plus de notion dans son domaine. Elle a trouvé intérêt à la présentation de Senegindia sur ses projets d’habitat. L’exposition de la voiture électrique proposée par la société LOXEA qui incarne la mobilité électrique et de celle du vélo Soloway qui prône également la mobilité douce et durable ont aussi retenus son attention.

«Aujourd’hui pour ma première participation à ce genre d’événement, j’ai encore plus d’assurance à exercer dans le domaine. J’ai été convaincu par l’expertise et les grands projets relatifs au secteur du bâtiment».

Mame Diarra , rêve déjà de créer sa propre entreprise dans quelques années. Le nom et le domaine d’activité son déjà en tête.  » Elle va s’appeler solution innovante « , mâche -t-elle avec un sourire en coin.

Le Build Africa Expo vise également à sensibiliser les acteurs des BTP aux politiques de formation et aux actions sociales en faveur de la jeunesse. C’est dans ce sens que la Coordonnatrice du programme « école- entreprise » Mme Diégane Wane Ly a Co-animé le Panel sur « La Formation Professionnelle comme Moteur du développement en Afrique. Elle a mis l’accent sur la formation pratique avec un programme diffèrent de la formation classique. Dans sa structure dotée de plusieurs branches, elle se fixe comme objectif la qualification et l’insertion. Pour elle, il doit y avoir une adéquation entre la formation et l’emploi. Et pour cela elle vise l’implication des entreprises « meilleur moyen de capter le dividende démographique en matière d’emploi. » 

Dans ce même panel, Madame Awa Ndiaye Sagna , directrice du Centre de Formation aux Métiers Portuaires et à la logistique (CFMPL) a souligné l’importance de la logistique dans tous les secteurs du bâtiment et travaux publics (BTP) et l’apport de son centre quant à l’insertion des jeunes. Premier centre de ce type en Afrique sub- saharienne qui forme des conducteurs, sa directrice explique que « ses produits » ont des compétences opérationnelles de base qui sont fondamentales en termes de logistique. Les attentes de Mme la directrice vont à l’encontre du secteur privé qui doit participer davantage à l’insertion des jeunes car « sur la pyramide de l’emploi, c’est un manque accru ».

Lamine Bara Lo

Directeur de l’office National de la formation Professionnel

16 Avril 2025 - Centre des expositions Diamniadio - Dakar

A côte, son Co-animateur, Lamine Bara Lo directeur de l’Office National de la Formation Professionnel décline Une offre de formation sur 3 points : il s’agit d’une grande offensive de la formation professionnelle et technique, le renforcement du dispositif d’accueil de la formation professionnelle et la nécessité d’adapter l’offre de formation. Dans sa mission 130 référentiels de formation sont déjà établis. Il propose une multiplication de construction et équipement de ce type de centre de formation. Cela permettrait, d’anticiper sur les besoins en emploi et en compétence. Il met l’agriculture et l’élevage dans les perspectives de souveraine Alimentaire au-delà de leur capacité de pouvoir régler une bonne partie de la politique d’emploi. M. Lo veut que les défis en termes de création d’emploi soient renforcés.

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