FORUM SUR L’INVESTISSEMENT TOURISTIQUE (TIF)
Bâtir un tourisme autour d’un cadre sportif de qualité technologique
L’occasion faisant le larron, les rencontres de basket de la Conférence Sahara du Basketball African League (BAL) se sont déroulées en même temps que le Tourism Investment Forum (TIF). Une coïncidence heureuse pour le tourisme et le Sport qui ont permis en plus d’exposer l’image de la culture Sénégalaise, ses stars et richesses, de faire la promotion de la nouvelle ville de Diamniadio, ses installations, ses capacités sportives et leur intégration dans un décor épanouissant et surtout son potentiel d’investissement. Un vrai exemple à suivre selon le TIF qui aspirent à combiner les investissements touristiques dans des environnements où le sport se pratiquent dans les conditions les meilleures.
Faire du sport un véritable levier touristique, voilà l’objectif du Tourism Investment Forum (TIF) qui s’est tenu le 29 avril 2025 à Diamniadio. Pour sa toute première édition, sous le thème “Sport et tourisme : moteurs de croissance et opportunités d’investissement”, les acteurs comptent combiner des secteurs susceptibles d’asseoir une véritable industrie de services et de divertissements. “À travers ce forum, l’objectif est de faire du tandem tourisme-sport un véritable levier économique. Il s’agit de promouvoir les opportunités d’investissement dans le secteur du tourisme et des infrastructures en Afrique, en mettant l’accent sur les villes secondaires et tertiaires comme Diamniadio. Parmi les objectifs, catalyser le développement économique régional en facilitant les investissements dans les secteurs liés au tourisme.
La SAPCO en première ligne pour les JOJ
Le Tourism Investment Forum (TIF) a souligné l’importance de capitaliser sur les événements sportifs majeurs, tels que les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 pour, entre autres renforcer l’attractivité touristique du Sénégal. Les discussions ont mis en avant la nécessité d’investissements ciblés dans les infrastructures et services liés au sport et au tourisme pour stimuler la croissance économique et créer des opportunités d’emploi. La Société d’Aménagement et de Promotion des Côtes et Zones Touristiques du Sénégal (SAPCO-Sénégal) a ainsi dévoilé son ambition.
La Société d’Aménagement qui a pris part au forum a, une fois de plus, montré son engagement qui reflète sa mission de développement et de promotion du tourisme au Sénégal. La nouvelle direction a su mettre l’accent sur l’intégration des infrastructures sportives dans les zones touristiques. Le directeur général de la SAPCO-Sénégal, Serigne Mamadou Mboup a, dans sa communication, rappelé le rôle fondamental du sport dans le développement touristique du Sénégal. En prélude des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, il a souligné l’importance et la nécessité d’investir dans les infrastructures d’accueil modernes pour renforcer l’attractivité du Sénégal.
M. Mboup a également exprimé la « volonté de la SAPCO de collaborer avec des partenaires nationaux et internationaux pour concrétiser des projets d’aménagements touristiques à fort impact, notamment dans des zones telles que Mbodiène, Kafountine-Abéné, le Delta du Saloum.
Valorisation du patrimoine et attractivité
« Des infrastructures sportives de qualité à Diamniadio et ailleurs aideront à atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés. Mais, il faut aussi étoffer l’offre touristique et la diversifier », soutient le directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT), Adama Ndiaye. Poursuivant son propos, M. Ndiaye décline ces deux initiatives qui, pour l’instant, posent les fondements de leurs objectifs. « Aujourd’hui, c’est la BAL qui est cette locomotive non négligeable sur laquelle nous pouvons nous appuyer. Mais dans un an, ce seront les Jeux olympiques de la Jeunesse. Cet événement majeur permettra de repositionner le Sénégal sur le marché touristique. Toutefois, il faut, d’ici là, avoir un environnement des affaires des plus attractifs3. Délégué par la ministre des Sports, son directeur de cabinet insiste également sur l’aspect équipement. “Avec le chantier de construction et de modernisation de stades, combiné à la mise en lumière de notre diversité culturelle, le tourisme sportif peut devenir une réalité. Il faudra aussi s’appuyer sur les Jeux olympiques de la jeunesse de 2026 pour accentuer le développement de ces deux secteurs plus que jamais liés.
Les JOJ seront sans doute un tremplin pour le développement durable de notre tourisme”, indique El Hadj Tanor Gningue.
Pour lui, il faut profiter du fait que tous les pays qui vont participer ou qui sont membre du comité international olympique sportif auront les yeux rivés sur le Sénégal et ses infrastructures pour faire sa promotion. C’est le cas lors des grands rendez-vous sportifs, les JOJ de Dakar de doivent pas déroger pas à la règle. Les gens vont venir visiter le Sénégal. C’est un pays très bien vu à l’international avec une culture de l’accueil incarnée par la Téranga. Les JOJ doivent permettre au tourisme de connaître un vrai boom ponctuel et futur. Ponctuel du fait de l’arrivée massive de clients et de rentrées de devises qui impacter tout l’écosystème avec les tours opérateurs. Près de 4000 jeunes athlètes vont débarquer avec famille et encadrement, mais aussi les sergents recruteurs, les dirigeants sportifs, les techniciens et tous les autres acteurs du monde olympique et de l’économie du sport. Un Boom futur du fait de la fidélisation d’une partie des visiteurs des JOJ qui se diront maintenant, il existe en Afrique sub-saharienne un endroit où s’entrainer, se reposer et profiter de la nature est possible. Un pays à 5 heures de vols entre les Amériques, l’Europe et l’Asie, sans la pression médiatique et des infrastructures de premier plan. Un nouveau Barcelone de 1992 qui a su profiter des JO pour devenir la 4eme destination touristique la plus prisé dans le monde. « Le Sénégal a une opportunité pareille avec ces jeux de la jeunesse. C’est l’occasion pour les techniciens du tourisme de démontrer leurs savoir-faire pour tirer les dividendes des JOJ. Transformer les jeux en levier de croissance économique et sportif », a appelé de ses vœux, El Hadj Tanor Gningue.
La Bal citée en exemple
Cette cérémonie inaugurale a également vu la présence d’Amadou Gallo Fall, président de la Basketball African League (BAL). « À travers la Bal, il fallait d’abord démontrer qu’il était possible de réaliser de très belles choses en Afrique. D’ailleurs, dans notre équipe, tout est Made in Africa, avec de nombreux Sénégalais, bien sûr. Mais la Bal, qui poursuit son bonhomme de chemin, devrait être érigée en règle un peu partout sur le continent », plaide M. Fall. Selon lui, tout a été mis en œuvre pour que le sport puisse servir le tourisme. « Si l’on prend l’exemple du Sénégal, l’État a fait sa part en érigeant des infrastructures de qualité. À nous maintenant de transformer le sport en véritable industrie, le tourisme national n’en serait que mieux », dit-il.




