NABIL RIAD, BLUE CITY KEY DIAMOND
« Diamniadio : une zone d’avenir, en pleine dynamique de croissance »
Diamniadio a trouvé un allié de taille avec le projet Blue City Key Diamond dans ses efforts de devenir une ville intelligente et écologique.
Le promoteur de ce programme immobilier porte une vision ambitieuse : la création d’un écoquartier durable, reflétant la diversité sociale sénégalaise, avec des logements de tout standing pour toutes les classes sociales.
Dans cet entretien avec Le JDP, Nabil Riad revient sur le partenariat entre Blue City Key Diamond et la CDC en vue des JOJ 2026, et partage sa conviction qu’avec l’appui des autorités, Diamniadio deviendra une alternative crédible à Dakar, dynamique et porteuse de croissance pour l’économie nationale.

1. Qu’est-ce qui vous a poussé à initier un projet d’une
telle ampleur dans le Pôle Urbain de Diamniadio, et quelle
est la vision que vous portez à travers Blue City Key
Diamond ?
« Nous avons été séduits par le Pôle urbain de Diamniadio dès sa découverte. Il existe une réflexion d’aménagement poussée, visant à répondre aux besoins industriels, institutionnels et à long terme. »
Effectivement, nous avons été pris d’une affection toute particulière pour le Pôle urbain de Diamniadio dès sa découverte. On peut très rapidement se rendre compte qu’il existe une réflexion d’aménagement particulièrement poussée, visant à répondre à plusieurs types de demandes : d’un point de vue industriel, institutionnel, mais aussi en matière de vision à moyen et long terme, notamment pour faire face à la problématique de la congestion de la capitale, tout en tenant compte d’une croissance démographique importante au fil des années.
Aujourd’hui, selon les dernières données de recensement, la capitale Dakar atteint près de 4 millions d’habitants, contre environ 230 000 dans les années 1950. Cette évolution souligne l’urgence d’une stratégie d’expansion intelligente. L’initiative de s’étendre vers les proches banlieues, en ciblant des zones géographiquement stratégiques, révèle une vision à long terme..

2. Blue City se distingue par une approche globale de
l’habitat, qui intègre non seulement des logements, mais
aussi des services essentiels à la vie quotidienne. Pourquoi
avoir fait ce choix d’un écosystème urbain complet ?
Le choix de Diamniadio, sa position idéale, et la réflexion menée autour de ce pôle urbain m’ont particulièrement séduit d’un point de vue géographique, notamment grâce à sa proximité avec l’aéroport international, un atout essentiel pour tout acteur économique ayant des besoins fréquents de déplacement.
Les infrastructures mises en place sur le site témoignent de cette ambition : la relocalisation de près de 70 % des ministères, la présence d’infrastructures sanitaires comme le vaccinopôle, un datacenter représentant un pilier de la souveraineté numérique, mais aussi d’autres structures importantes telles que le Marché des gros-porteurs ou la Zone économique spéciale intégrée au pôle. Tout cela conforte l’idée que nous sommes face à une zone d’avenir, en pleine dynamique de croissance. Ce sont tous ces éléments qui ont particulièrement suscité notre intérêt, au-delà du fait que nous nous trouvons à seulement une quarantaine de minutes de la zone touristique, tout en restant proches de Dakar, à environ 35 km, avec des axes de connexion stratégiques tels que l’autoroute A1 et le Train Express Régional (TER), qui rejoindra très prochainement l’aérogare de l’Aéroport International Blaise Diagne. Tous ces facteurs sont des ingrédients essentiels de réussite, qui confèrent au pôle urbain une attractivité certaine. C’est ce qui nous a motivés à développer ce programme d’écoquartier.
3. Vous avez accordé une place importante à
l’environnement et à la durabilité dans ce projet. Quelles
sont les principales solutions que vous mettez en œuvre
pour respecter cette ambition écologique ?
Pourquoi un écoquartier ? Tout simplement parce qu’au vu de la taille du pôle – plus de 1 600 hectares – et de la richesse des infrastructures et ramifications déjà présentes, il était pertinent, logique même, d’imaginer un quartier durable, capable de refléter la société dans sa diversité, en répondant à toutes les demandes : logements de haut standing, de moyen standing et logements abordables, afin de tendre vers une représentation équitable de la société sénégalaise dans sa globalité.
Mais dans ce type de programme, la réussite dépend aussi de notre capacité à accompagner la migration vers ces nouveaux pôles urbains. Un projet comme celui de Diamniadio doit s’appuyer simultanément sur la macroéconomie et la microéconomie, ou du moins s’enchaîner avec une coordination forte entre les deux.
4. Pourquoi le Pôle Urbain de Diamniadio, vous semble-t-il
être un cadre pertinent pour porter ce type de projet
urbain ? Et comment voyez-vous son évolution dans les
années à venir ?
À ce jour, l’infrastructure – c’est-à-dire l’aspect macro – est largement en place. Désormais, l’effort doit porter sur la mutualisation des moyens entre les acteurs économiques, les institutions et les partenariats public-privé, pour garantir la viabilité et la réussite à long terme de ce type de programme. Ainsi, ce qui peut favoriser une migration réussie vers un pôle urbain comme Diamniadio, c’est l’existence d’un écoquartier inclusif.
Inclusif, au sens de complet : doté d’infrastructures sanitaires, éducatives, sportives, de loisirs, de commerces de proximité.
En somme, un environnement de vie global, dépassant la simple question du logement. Car aujourd’hui, les notions d’habitat doivent impérativement intégrer les enjeux environnementaux et écologiques, qui sont parmi les défis majeurs du XXIe siècle. Il n’est plus envisageable, dans un pays comme le Sénégal où le taux d’ensoleillement est élevé, de ne pas prendre en considération l’apport des énergies renouvelables. Au-delà du coût élevé de l’énergie, il serait regrettable de ne pas recourir au photovoltaïque pour les éclairages des parties communes, les ascenseurs et d’autres équipements énergivores.
De plus, l’intégration des véhicules électriques devient une norme dans l’habitat moderne. C’est pourquoi nous avons prévu des zones de stationnement adaptées, avec des bornes de recharge spécifiques, dans un écoquartier pensé pour être équilibré : 50 % d’habitat, 50 % d’espaces verts, répartis sur un site de 20 hectares.
5. Lors du Build Africa Expo, la CDC a officiellement
annoncé un partenariat avec votre projet pour la
construction de 400 logements destinés aux JOJ Dakar
2026. Que représente pour vous cette reconnaissance
institutionnelle ?
Ce quartier comprendra 1 856 logements abordables, 36 villas de moyen standing et 10 villas de haut standing. Il inclura également toutes les commodités nécessaires à une vie complète : terrains de tennis, de football, de basketball, pistes d’athlétisme, aires de jeux pour enfants, mais aussi des commerces essentiels comme un supermarché, une boulangerie, une pharmacie, une salle de sport, un spa, etc. Tous ces équipements visent à rendre la vie agréable, sans devoir se poser la question de rester à Dakar ou de partir : la qualité de vie à Diamniadio s’impose d’elle-même.
6. Pensez-vous que cette collaboration avec la CDC
pourrait marquer le début d’une dynamique plus large
entre les acteurs publics et les promoteurs privés pour
répondre aux besoins de logements dans les pôles
émergents ?
Nous avons récemment signé une convention avec la Caisse des Dépôts et Consignations, que nous remercions sincèrement, à travers son Directeur général, M. Fadilou Keïta, pour la confiance qu’il nous accorde. Ce partenariat s’inscrit dans le cadre de l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ) de 2026, qui auront lieu à Diamniadio, au-delà de Dakar et Saly. Il nous semblait essentiel d’accompagner un événement d’une telle envergure en mettant à disposition une partie des logements de notre programme pour l’occasion, tout en assurant leur réutilisation dans une logique de durabilité post-événement.
Par ailleurs, le développement économique local prend forme avec l’ouverture prochaine du centre commercial Souma, mais aussi avec des initiatives de loisirs telles que The Ground, destiné aux enfants, qui accueillera également des restaurants, dont un Italien. Ces signaux forts montrent qu’une microéconomie est bel et bien en train d’émerger. Ce constat est extrêmement rassurant pour nous, investisseurs et acteurs économiques, car il confirme que le projet est arrivé à un degré de maturité suffisant pour passer à l’étape suivante : l’habitat et les services de proximité.
7. Où en est actuellement le développement de Blue City
Key Diamond, et quelles sont les prochaines étapes
concrètes à venir ?
Nous avons déjà entamé le développement de la première phase du programme, qui comprend les villas, les infrastructures éducatives et culturelles comme la mosquée, ainsi qu’une première zone de bâtiments dans le cadre du programme Blue City Caye. Le phasage des travaux permet de livrer progressivement, zone par zone, plutôt que d’attendre une livraison globale en fin de projet. Cela garantit une mise en œuvre plus fluide et mieux maîtrisée.
8. Enfin, quel message souhaitez-vous adresser aux futurs
habitants, aux investisseurs, mais aussi aux autorités sur
la portée sociétale et stratégique de Blue City Key
Diamond pour le Sénégal ?
Pour conclure, le Pôle urbain de Diamniadio est un exemple à suivre. Nous encourageons vivement tous les acteurs économiques à s’y intéresser et à y participer activement. La réussite d’un pôle urbain de cette ampleur – 1 664 hectares – dépend entièrement de la mobilisation collective. Plus nombreux seront les acteurs impliqués, plus ce pôle deviendra attractif rapidement et permettra à son tour d’ouvrir d’autres zones d’activité.
Aujourd’hui, le Pôle urbain de Diamniadio est le premier à avoir atteint un tel niveau de maturité, grâce aux investissements massifs de l’État. Il ne s’agit plus d’un simple projet conceptuel, mais d’une réalité concrète. Ce modèle peut être dupliqué ou adapté selon les ambitions futures, mais sa réussite passera nécessairement par une mutualisation des efforts. Nous sommes fiers de contribuer à cette dynamique et de participer à la construction de ce territoire d’avenir.




